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Le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2832, qui appelle les États à protéger les enfants en temps de guerre contre les abus facilités par le numérique, tout en favorisant un accès sûr à l’apprentissage en ligne. Les membres ont toutefois exprimé des avis divergents sur la portée de la résolution et sa mise en œuvre.
Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité une résolution appelant à protéger contre les abus commis ou amplifiés par les technologies numériques les enfants touchés par un conflit armé, tout en favorisant un accès sûr en ligne à l’éducation et aux ressources de protection de l’enfance.
La résolution 2832, adoptée le 19 octobre, condamne des violations telles que le recrutement et le ré-enrôlement d’enfants, les violences sexuelles, les enlèvements et les attaques contre des écoles et des hôpitaux. Elle appelle les États à placer les conséquences pour les enfants au cœur de l’élaboration des politiques numériques et à aider les enfants à développer leur culture numérique et leur résilience. [1]
La Grèce, qui a rédigé la résolution, a déclaré que des groupes armés utilisaient les réseaux sociaux et les plateformes de messagerie pour recruter et exploiter des enfants. Sa représentante a déclaré : “Recruitment through a smartphone is still recruitment.” Elle a ajouté que le texte n’avait pas pour but de réglementer les contenus numériques ni de restreindre la liberté d’expression, mais de lutter contre les violences alimentées par ces contenus. [1]
Le vote unanime a masqué des désaccords sur la portée de la résolution et sa mise en œuvre. La Russie a fait valoir que les technologies numériques n’avaient pas créé de nouvelles catégories de violations graves et a déclaré que les travaux visant à recueillir les meilleures pratiques devaient rester dans le cadre du mandat existant de la Représentante spéciale de l’ONU pour les enfants et les conflits armés. Les États-Unis se sont dissociés des références qui, selon eux, élargiraient le rôle du bureau, tandis que la Chine a déclaré que les préoccupations de certains membres n’étaient pas pleinement prises en compte. [1]
D’autres membres ont appelé à renforcer l’action ou les garanties. Le Danemark a déclaré qu’il aurait préféré un langage plus ferme concernant les entreprises technologiques et le respect de la loi. La Lettonie a souligné les risques de violences sexistes facilitées par la technologie, tandis que la Somalie a averti que la mise en œuvre pourrait imposer une charge excessive aux pays touchés par les conflits et a insisté sur l’appropriation nationale et la protection des informations sensibles concernant les enfants. [1]
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La représentante du Liberia a déclaré qu’il fallait traduire le vote en mesures de protection, et que la réussite devait se mesurer à la sécurité accrue des enfants face à l’exploitation et à leur meilleure capacité à apprendre. [1]