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Frederik Vansina affirme que la rhétorique nucléaire de la Russie n’a pas déstabilisé l’OTAN, mais met en garde contre toute sous-estimation de Moscou alors que les tensions montent.
Qu’est-ce qui a changé ? · 02/10/2026 03:59 UTC
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La Russie a adressé à l’OTAN une note diplomatique pour protester contre ce qu’elle qualifie d’activités militaires menaçantes autour de Kaliningrad, son exclave située entre la Pologne et la Lituanie. L’OTAN a confirmé le 29 septembre qu’elle avait répondu, en affirmant que ses exercices ne présentaient aucun risque pour le territoire russe. [2] [3]
L’ambassade de Russie en Belgique a accusé l’OTAN de répéter des opérations offensives et d’étudier des moyens d’isoler Kaliningrad. Elle a averti que la Russie était prête à utiliser tout son arsenal pour défendre son territoire si des pays de l’OTAN tentaient de couper l’exclave du reste du pays. Dans une déclaration distincte, l’ambassade de Russie à Londres a affirmé que toute action militaire britannique ou de l’OTAN contre le territoire russe entraînerait une riposte pouvant inclure des armes nucléaires. [2]
La porte-parole de l’OTAN, Allison Hart, a rejeté les accusations russes et condamné les menaces de recours à la force, notamment ce qu’elle a qualifié de « rhétorique nucléaire irresponsable ». Elle a exhorté la Russie à mettre fin à sa guerre en Ukraine. [3] [4]
Moscou a également affirmé que l’initiative Baltic Sentry de l’OTAN pourrait servir à bloquer le trafic maritime. L’OTAN l’a lancée en janvier 2025 pour protéger les infrastructures critiques de la mer Baltique, en mobilisant notamment des frégates, des avions de patrouille et des drones navals. [2] [6]
Plus tôt ce mois-ci, le ministre polonais des Affaires étrangères, Radosław Sikorski, a proposé la tenue d’exercices supplémentaires de l’OTAN du côté de l’alliance, près de Kaliningrad, tout en affirmant que l’OTAN ne devait pas mener d’action offensive contre l’exclave. [5]
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Le président russe Vladimir Poutine a déclaré jeudi qu’une attaque directe contre Kaliningrad, ou éventuellement contre un autre territoire russe, mettrait immédiatement à l’ordre du jour l’utilisation de toutes les armes dont dispose la Russie. Il a formulé cet avertissement conditionnel au forum Valdaï, à Moscou. [10][11]
Dans ses propos sur une attaque directe, Poutine n’a pas expressément mentionné les armes nucléaires. La BBC a rapporté séparément qu’il avait déclaré que la Russie serait prête à utiliser tous les moyens, y compris nucléaires, si des pays occidentaux imposaient un blocus à Kaliningrad. [8][10][11]
Interfax a également cité Poutine, qui a déclaré qu’un précédent message diplomatique russe au sujet de Kaliningrad faisait référence à la possibilité d’utiliser toutes les forces et tous les moyens à la disposition de Moscou, sans promettre spécifiquement une riposte nucléaire. Il a déclaré que la Russie déciderait des moyens à employer. [10]
L’OTAN avait nié viser Kaliningrad avant les dernières déclarations de Poutine. Son secrétaire général, Mark Rutte, a qualifié l’alliance de défensive mercredi et exhorté la Russie à cesser ses menaces nucléaires. [12][13]
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré qu’il ne fallait probablement pas considérer comme confrontatoires la lettre de la Russie et ses déclarations publiques au sujet de Kaliningrad. Il a affirmé que la Russie assurerait la sécurité de la région conformément à ses lois. [19]
Cette explication faisait suite à un message russe adressé à l’OTAN qui, dans un passage cité par Reuters, indiquait que Moscou était prête à utiliser tout son arsenal, y compris des armes nucléaires, si des pays de l’OTAN tentaient d’isoler Kaliningrad du reste de la Russie. Peskov n’a pas annoncé de modification de cet avertissement conditionnel. [21] [19]
L’OTAN a déclaré avoir reçu le message et y avoir répondu. Son secrétaire général, Mark Rutte, a qualifié l’alliance de défensive et exhorté la Russie à cesser ses menaces nucléaires. [18]
Le président Vladimir Poutine a également approuvé les déclarations et lettres russes précédentes. Dans des propos distincts concernant une attaque directe contre le territoire russe, il a déclaré que Moscou déciderait des armes à utiliser. Il s’agit d’une condition différente du scénario d’isolement décrit dans le message adressé à l’OTAN. [23]
Le chef de la défense belge, Frederik Vansina, a déclaré que la rhétorique nucléaire russe au sujet de Kaliningrad n’avait pas déstabilisé l’OTAN. Dans un entretien avec ANP publié le 1 octobre, il a dit que l’alliance était habituée aux propos virulents de Moscou, mais qu’il ne fallait pas sous-estimer la Russie et que chaque communication devait être prise au sérieux. [24]
Vansina a déclaré que l’escalade des tensions l’inquiétait, estimant qu’il s’agissait probablement de l’une des périodes les plus instables de l’histoire de l’OTAN depuis la guerre. L’avertissement russe portait sur la possibilité d’un recours aux armes nucléaires si des pays de l’OTAN tentaient d’isoler Kaliningrad. [24] [25]