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L’instance dirigeante européenne veut savoir comment a été élaboré un projet d’investissement dans la Coupe du monde qui a été abandonné, et obtenir des réponses sur d’autres décisions de la FIFA.
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L’UEFA a demandé à la FIFA de fournir des réponses écrites et des documents à l’appui d’ici au 2 novembre concernant des décisions prises sous la présidence de Gianni Infantino. La lettre, envoyée par le secrétaire général de l’UEFA, Theodore Theodoridis, à son homologue de la FIFA, Mattias Grafström, au nom des membres européens du Conseil de la FIFA, fait suite aux questions posées à Infantino lors d’une réunion du Conseil la semaine dernière. Sky Sports, qui affirme avoir obtenu la liste jointe, dénombre 42 questions réparties en 12 sections. [1] [4]
Au cœur du différend se trouve FIFA Forward Enterprise, un projet visant à vendre à des investisseurs privés une participation de 20 % dans une société chargée de gérer la Coupe du monde et d’autres compétitions. L’UEFA veut savoir qui a autorisé un accord d’exclusivité avec l’investisseur Thrive Capital et pourquoi le Conseil de la FIFA n’a pas été consulté au préalable. Le 31 juillet, Infantino a déclaré que le projet n’irait pas de l’avant ; le 15 octobre, la FIFA a annoncé son retrait définitif. [1] [4] [5] [6]
Lors de la réunion du Conseil en octobre, la FIFA a déclaré qu’Infantino s’était excusé pour des erreurs dans la conduite et la communication du projet. Elle a annoncé la création d’un groupe de travail chargé d’examiner d’éventuelles réformes de gouvernance, mais a indiqué que les détails du contexte juridique du projet restaient confidentiels en raison de procédures en cours aux États-Unis. Dans sa lettre, l’UEFA estime que le retrait du projet et la promesse d’une réforme ne répondent pas à la question de savoir comment les décisions antérieures ont été prises. L’UEFA et deux autres confédérations avaient déjà demandé un examen entièrement indépendant. [2] [5] [7]
8 sources répertoriées · explorez les éléments de preuve, les limites et la provenance.
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Les questions portent également sur la manière dont la FIFA a traité disciplinairement le cas du footballeur américain Folarin Balogun. L’UEFA demande ce que Donald Trump a réclamé lors de son appel à Infantino au sujet de l’affaire et si la décision aurait été réexaminée sans cet échange. La FIFA indique que sa commission de discipline a assorti d’un sursis d’un an la suspension d’un match infligée à Balogun ; le rôle de l’appel de Trump dans cette décision reste sans réponse. L’UEFA demande aussi des explications sur le prix de la paix de la FIFA et s’interroge sur les garanties prévues pour l’élection présidentielle de l’année prochaine, notamment sur la question de savoir si Bruno Chiomento, président de la commission électorale, devrait se récuser. Ces questions soulèvent des préoccupations quant aux procédures, sans établir que l’élection a été compromise.