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Une équipe dirigée par Cambridge a mesuré des interactions entre particules à l’échelle d’un milliardième de milliardième de mètre. Ces résultats pourraient aider les chercheurs à étudier la matière noire, mais il faudra davantage de données et une mise à niveau prévue du détecteur se heurte à un manque de financement au Royaume-Uni.
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Des scientifiques ont détecté des interactions entre particules à une échelle environ 100 milliards de fois plus petite qu’un atome, une découverte qui pourrait aider les chercheurs à tester des hypothèses sur la matière noire et le fonctionnement fondamental de l’Univers.
Le résultat provient d’une expérience menée au Grand collisionneur de hadrons, où des particules sont projetées les unes contre les autres à haute énergie. Les chercheurs ont étudié les débris, notamment des quarks beauté à courte durée de vie, qui se désintègrent en d’autres particules au bout d’environ 1,5 billionième de seconde.
L’équipe dirigée par Cambridge a observé les quarks interagir à l’échelle d’un milliardième de milliardième de mètre. Certaines théories suggèrent que la matière noire pourrait avoir une influence plus importante sur les particules à de si petites distances, mais l’expérience n’a pas détecté la matière noire elle-même.
« Nous frappons à la porte de ce zeptovers », a déclaré à la BBC le Dr Harry Cliff, de l’Université de Cambridge, qui a dirigé l’analyse. Il a indiqué qu’il faudrait davantage de données pour déterminer si de nouvelles particules pourraient être découvertes.
Ce résultat intervient alors que la collaboration internationale prévoit une mise à niveau de 150 millions de livres sterling du détecteur LHCb, qui multiplierait par dix la fréquence des désintégrations de particules concernées. L’agence britannique de la recherche et de l’innovation a retiré sa part du financement de cette mise à niveau dans le cadre de coupes visant plusieurs projets de physique des particules et d’astronomie.
Le professeur Tim Gershon, qui dirige la collaboration LHCb, a déclaré à la BBC que la participation pleine et entière du Royaume-Uni à ces recherches était incertaine. UKRI a indiqué qu’elle demeurait un membre pleinement engagé du CERN et son deuxième bailleur de fonds, avec une contribution d’environ 175 millions de livres sterling par an. L’agence a déclaré avoir retenu d’autres projets d’infrastructure après avoir reçu davantage de demandes de financement qu’elle ne pouvait en soutenir.
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